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Face aux Incendies, l’heure n’est plus aux discours mais à une véritable politique de prévention et d’adaptation

Encore une fois, l’été 2026 souligne la vulnérabilité de nos territoires face aux incendies de forêt.
Des milliers d’hectares sont touchés et des habitants ont vu leur vie changer, des femmes et hommes pompiers et sécurité civile, sur terre et dans les airs mettant leur vie en danger pour venir à bout de cette catastrophe naturelle.

L’incendie de Pontevès, dans le Haut-Var, est pour l’instant le plus marquant de cette saison dans notre région.
Il illustre une réalité connue : le changement climatique avec des températures extrêmes, l’accumulation de combustibles dans les couverts forestiers et autres formations végétales et l’augmentation des événements météorologiques qui aura ainsi augmenté le risque d’incendie structurel.

Face à cette situation, Forêt Modèle de Provence tient à exprimer sa profonde reconnaissance à tous les sapeurs-pompiers, professionnels et volontaires, aux pilotes de la Sécurité civile, aux agents forestiers, aux forces de l’ordre, aux élus de terrain et aux bénévoles mobilisés sans relâche pour protéger les populations et notre patrimoine naturel.

Nos pensées vont aussi aux familles des deux sapeurs-pompiers tragiquement décédés en intervention à Mérignac. Leur engagement jusqu’au sacrifice ultime nous rappelle que derrière chaque incendie, il y a des femmes et des hommes qui mettent leur vie en danger pour sauver celle des autres.
Leur courage mérite notre respect et incite notre société à tirer toutes les leçons de ces drames.

Cependant, rendre hommage ne suffit plus. Chaque année, après les flammes, les mêmes constats reviennent. Les rapports s’accumulent, souvent identiques.
Les surfaces brûlées continuent d’augmenter et nos territoires se voient amputer de leurs plus beaux paysages.

Il est maintenant essentiel de changer d’approche dans la politique française de prévention des incendies. La prévention reste notre première ligne de défense. Cela passe par l’application et l’adaptation cohérente des Obligations Légales de Débroussaillement (OLD).

Il est aussi urgent d’instaurer une véritable gestion des forêts méditerranéennes.
Une forêt laissée à l’abandon devient vulnérable. Réhabiliter les filières forestières, soutenir les propriétaires, développer les débouchés économiques du bois, du liège, de la biomasse ou des produits forestiers, maintenir le pastoralisme, relancer certains espaces agricoles et investir dans des mosaïques paysagères sont autant d’actions qui réduisent naturellement le risque de propagation des feux ou du moins en diminue l’impact.

Charles de Ribbe en parlait déjà en 1866 (dans son libre Des incendies de Forêts dans la région des Maures et de l’Esterel) notamment en louant les coupures de combustibles, entre autres propos tout à fait encore à l’ordre du jour « de véritables cordons sanitaires seraient établis en travers des vents dangereux, le long des crètes de rochers et dans la direction des vallées, pour empêcher l’incendie de passer d’un versant à l’autre ».

La recherche scientifique, l’innovation et la surveillance doivent aussi devenir des priorités nationales.

Enfin, notre pays doit disposer de moyens aériens adaptés aux enjeux.

Les incendies deviennent plus précoces, plus fréquents et plus violents.
Les promesses de renforcement de la flotte de bombardiers d’eau doivent se concrétiser pour garantir une capacité d’intervention en rapport avec les risques auxquels la France est confrontée.

Mettre la coopération européenne entre certains pays confrontés aux mêmes enjeux de protection doit permettre d’écrire une nouvelle feuille de route en ce sens.

Au-delà des moyens techniques, une vision globale est nécessaire : voir la forêt non comme un espace à subir après des catastrophes, ni comme un paysage figé pour le tourisme, mais comme un patrimoine vivant nécessitant une gestion partagée.

La forêt méditerranéenne est l’une des plus riches d’Europe en biodiversité.
Elle permet de lutter contre l’érosion, stocke du carbone et offre des espaces de production, de loisirs, d’identité culturelle et de qualité de vie. Elle est un espace naturel qui porte quand elle est vivante et dynamique, une destinée économique

Forêt Modèle de Provence appelle toutes les collectivités, les services de l’État, les scientifiques, les gestionnaires, les propriétaires forestiers, les acteurs économiques et les citoyens à construire ensemble une véritable stratégie méditerranéenne de résilience face au risque d’incendie.
Cela concerne la prévention et la réaction post-incendie.

Les incendies ne pourront jamais être totalement évités.

Cependant, nous pouvons considérablement réduire leur intensité et ainsi, leurs conséquences si nous faisons enfin de la prévention une priorité et réintégrons le système agro-sylvo-pastoral traditionnel, tout en luttant contre le phénomène de cabanisation (l’installation progressive de constructions et d’aménagements au sein des espaces forestiers) une sorte de mitage des années 60 version contemporaine et illégale et en continuant une prévention de bon sens envers
le grand public.

L’urgence n’est pas de diaboliser le feu, qui a toujours fait partie de nos forêts méditerranéennes.

L’urgence est de s’adapter à notre environnement et d’investir pour l’avenir de nos forêts face au changement climatique.

3 commentaires sur “Face aux Incendies, l’heure n’est plus aux discours mais à une véritable politique de prévention et d’adaptation”

  1. Il faudrait relancer et développer le pastoralisme, vaches, moutons, chèvres dans nos forêts afin de nettoyer les sous bois.
    Les feux sont généralement d’origine humaine, involontaire ou en grande majorité Volontaire, Criminelle, oui Criminelle car en mettant le feux c’est des vies humaines, animales et végétales qui sont mises en danger.
    Les pyromanes ne sont pas inquiétés ou peu par la justice.
    Le politique signe un décret pour annuler l’achat de bombardiers d’eau, et se présente aux prochaines présidentielle, une honte, à vomir.

  2. Je ne pense pas que les incendies soit une catastrophe naturelle mais plutôt criminelle. Il arrive quelque fois que l’on arrête les auteurs mais pas assez pas assez de moyens pour la nature mais beaucoup pour les marchands d’armes et les guerres

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