Projet unique : une valorisation cosmétologique de l’arbousier !

L’association Forêt Modèle de Provence, créée en 2013 à l’initiative de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur mène avec le Parc Naturel Régional de la Sainte-Baume un projet de recherche sur la valorisation de l’arbousier sur notre territoire. Ce sera une étude qui aura la particularité de valoriser toutes les composantes de l’arbousier (racine, bois, feuillage, écorce, fruits, fleurs).

Des essais globaux pour un arbre digne d’intérêt

Dans ce cadre, plusieurs essais seront réalisés avec des artisans locaux : confiture, gelée, bière à l’arbouse, liqueur, un travail sur le bois en tournage, sculpture et ébénisterie mais aussi une valorisation cosmétologique de cet arbuste très présente dans nos massifs. En effet, l’arbousier est une espèce de petit arbre qui pousse dans l’ensemble du pourtour méditerranéen occidental. L’arbouse est son fruit. Cette espèce ne manque pas d’intérêt dans nos massifs sujets aux incendies, car elle est considérée comme pyrophyte, elle se régénère rapidement après les incendies et reconstitue ainsi un couvert végétal permettant de lutter contre l’érosion des sols, tout en maintenant les populations de butineuses en étant bien souvent la seule essence à fleurir en novembre et décembre. L’arbousier est une réelle filière dans certains pays comme le Portugal, chez nous, malgré un peuplement très présent, peu de valorisation existent d’où le projet porté par Forêt Modèle de Provence.

NissActive et Forêt Modèle de Provence : une rencontre

Plus spécifiquement, Forêt Modèle de Provence travaille depuis deux ans avec le laboratoire NissActive apportant son expertise dans le domaine des ingrédients naturels. Implanté à Grasse, NissActive met en place des ingrédients cosmétologiques originaux et biosourcés à intégrer dans des formulations qui seront les produits de demain. Forêt Modèle conduit une démarche de valorisation de certaines essences de notre biome méditerranéen, comme l’arbousier avec le Parc Naturel Régional de la Sainte-Baume, mais aussi le pin d’Alep, ou le pistachier lentisque en lien avec le projet européen Erasmus + Med’Lentisk menée par l’Association Internationale des Forêts Méditerranéennes.

La recherche cosmétologique sur l’arbousier

La première phase de recherche, sur la base d’échantillons récoltés dans nos massifs, comportant des feuilles, des fruits et de l’écorce, a permise de mettre en évidence le potentiel cosmétique de cet arbre. L’objectif du projet est de valoriser la biomasse produite par la taille de l’arbousier sauvage, en la transformant en actif cosmétique à l’efficacité prouvée. Au vu des résultats, il a été décidé de continuer à travailler sur la base de l’écorce et du feuillage d’arbousier, la suite des travaux consistera à développer une méthode d’extraction pour produire des actifs cosmétiques innovants. En parallèle, l’étude du potentiel continuera avec la mobilisation en novembre sur le massif de la Sainte-Baume d’extraits de racines, de bois, de fruits (pour une étude alimentaire cette fois-ci).

Pour quel avenir ?

Au-delà de ces études, plusieurs essais économiques et contacts avec des entreprises du territoire sont déjà en cours, pour essaimer et rendre possible une valorisation de l’arbousier durable, que ce soit en bière, en liqueur, en produits sur la base d’arbouses, de miel d’arbousier ou en cosmétologie ; nous en sommes certain, au vu de l’intérêt grandissant sur cette essence et nos recherches, l’arbousier a de l’avenir.